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Médina Gounass et Wakhinane Nimzatt sont les communes de la banlieue de Dakar les plus touchées par le fléau des grossesses précoces et avortements clandestins. C’est le résultat d’une étude menée par l’ONG Intermonde.

Dire qu’au Sénégal, les plus jeunes n’ont pas une vie sexuelle active, c’est faire dans la désinformation. En effet, d’après une étude de l’ONG Intermonde, il y a une tendance à la baisse de l’âge du premier rapport sexuel. Celui-ci se situe à 13 ans. En d’autres termes, les jeunes sont précocement actifs sexuellement. Ce qui les expose aux risques d’IST/VIH (Infections sexuellement transmissibles), aux grossesses précoces, aux accouchements difficiles, avortements, infanticides, à l’alcoolisme et la prostitution. En dépit de l’insuffisance de données statistiques, une étude d’Intermonde montre que les grossesses précoces se posent avec beaucoup d’acuité dans cette localité de la banlieue.

Et d’après Babacar Mbaye, chargé de programmes de l’ONG, parmi les 5 communes du département de Guédiawaye, Wakhinane Nimzatt et Médina Gounass sont les plus touchées par ces fléaux. “En 2013, 1934 adolescentes ont accouché dans les structures de santé de Guédiawaye, dont 57 à domicile ; et 272 avortements d’adolescentes ont été répertoriés”, a révélé M. Mbaye. Il a expliqué que ces avortements sont la conséquence de grossesses précoces, de mauvaises conditions d’alimentation ou bien sont tout simplement provoqués par des breuvages de médicaments ou d’autres manœuvres. Cette situation met souvent en danger la vie des jeunes filles. C’est la raison pour laquelle, depuis 2011, l’ONG Intermonde, avec l’appui d’IAMANEH (une entreprise suisse), mène des activités de sensibilisation et de prévention sur les mariages et grossesses précoces dans ces deux communes du district de santé de Guédiawaye.

C’est dans cette dynamique qu’une journée de sensibilisation, suivie d’un concours de génie en herbe dont les questions portaient sur la santé de la reproduction, a été organisée samedi dernier. Le projet cible directement 2 000 adolescents et indirectement 8 000 adolescents, soit 39% de la population adolescente des deux communes. “Ces jeunes vivent dans des ménages vulnérables qui font face à de faibles revenus, avec un nombre élevé d’enfants en charge”, a précisé M. Mbaye.

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