Menace d’un nouveau déguerpissement - Les anciens mécaniciens de Pompiers interpellent le Chef de l’Etat - Ligne Directe, site d'informations
Home Actualités Menace d’un nouveau déguerpissement – Les anciens mécaniciens de Pompiers interpellent le...

Les anciens mécaniciens de Pompiers

 

Après leur déguerpissement en décembre dernier, de l’ancienne gare routière Pompiers, les 191 chefs de garage mécanique peinent à récupérer le site de 7 hectares que le chef de l’Etat leur avait promis, alors qu’une nouvelle menace plane sur leurs emplois.

 

Au mois de décembre dernier, lors d’un conseil des ministres, le président de la République avait promis le relogement des 191 chefs de garage. Ces mécaniciens venaient d’être déguerpis de l’enceinte de l’ex-gare routière, Pompiers devant abriter les logements de la cité de l’Emergence. Ils devaient en principe être relogés non loin de la gare des Beaux maraîchers de Pikine.

Le Chef de l’Etat avait aussi donné des instructions pour qu’ils soient indemnisés à hauteur de 93 millions F CFA. En attendant la concrétisation des instructions présidentielles, les déguerpis logent depuis six mois sous le pont qui jouxte la gare des Beaux maraîchers. Cependant, le spectre d’un nouveau déguerpissement plane sur leurs têtes à cause du projet du Train express régional (TER). Les maîtres d’œuvre sont déjà venus sur place pour le recensement. Conscients que leur départ va survenir un jour ou l’autre, les chefs de garage mécanique ont tenu hier un point de presse à Pikine, pour interpeller le Chef de l’Etat sur leur sort. Selon le président national du Regroupement des vrais artisans de l’automobile (Revaas), les instructions du Président Macky Sall n’ont pas eu de suite. ‘’Nous sommes inquiets pour l’heure car nous pouvons recevoir une sommation un jour ou l’autre. Nous sommes des pères de famille et nous n’allons pas attendre qu’on nous somme de quitter les lieux pour tirer la sonnette d’alarme’’, avise Aly Sow non sans souligner que tout ce qu’ils veulent, c’est d’être relogés. ‘’Notre espace de 7 ha est là, mais nous peinons à l’avoir. La décision du Chef de l’Etat n’a pas été respectée. Nous lui demandons de nous venir en aide’’ a-t-il imploré. Avant de poursuivre son plaidoyer : ‘’Nous sommes des mécaniciens et nous ne pouvons être que dans de grands espaces. A défaut de mettre la main sur les 7 ha initialement prévus, nous sommes prêts à aller à Diamniadio mais, à condition que tous les autres artisans y aillent.’’

Repondre