Papa Abdoulaye Seck sur la commercialisation de l’arachide - La filière ‘’n’est pas en régression suicidaire’’ - Ligne Directe, site d'informations
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La filière arachidière sénégalaise ‘’n’est pas en régression suicidaire’’. C’est ce qu’a affirmé hier le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Papa Abdoulaye Seck, lors de son passage au Conseil économique, social et environnement (Cese) pour débattre de la commercialisation de l’arachide.

 

L’année dernière, la production arachidière était à 1 050 000 tonnes, avec 345 000 tonnes exportées, selon les chiffres du ministre de l’Agriculture. Cette année, compte-tenu de la turbulence de la pluviométrie, elle est de 991 427 tonnes. ‘’La campagne se poursuit encore et nous sommes actuellement à 229 000 tonnes exportées. Par conséquent, si nous faisons la moyenne des deux dernières années, on constate que nous avons un volume de production qui est supérieur à 1 million de tonnes’’, a indiqué le ministre Papa Abdoulaye Seck hier, lors de son passage au Cese. Or, selon lui, si on analyse les séries chronologiques, depuis l’indépendance, on constate qu’un tel niveau a été obtenu deux fois. ‘’La moyenne nous permet aussi, en termes de volume d’exportations, de constater que nous sommes à 287 000 tonnes. Un niveau jamais égalé dans notre pays. Et on avait un objectif de 100 000 tonnes. Par conséquent, il est autorisé de dire, avec force et conviction, que la filière arachidière sénégalaise est loin d’être en déclin. Elle n’est pas en régression suicidaire’’.

Depuis que le Président Macky Sall est au pouvoir, a poursuivi Papa Abdoulaye Seck, le prix d’achat aux producteurs ‘’n’a jamais baissé’’. Il était à 175 F CFA, le kilo en 2012. ‘’Nous sommes aujourd’hui, à 210 F. Il faut donc tout faire pour qu’il y ait une bonne corrélation entre le prix et les revenus. Et cela passe par une commercialisation efficace’’, a-t-il dit. En plus, informe le ministre, le ‘’mbàppàt’’, c’est-à-dire la vente à un prix inférieur au prix officiel, depuis l’an passé et ‘’pour la première fois’’, a ‘’définitivement disparu’’ dans le pays. Pour le moment, le prix aux producteurs tourne autour de 230 et 240 F CFA contre les 210 F fixés par l’Etat. Selon le ministre de l’Agriculture, pour le gouvernement du Sénégal, le bulletin de santé de l’arachide impacte ‘’très fortement’’ sur celui du secteur agricole sénégalais. Donc, c’est compte-tenu de cela qu’il a, dans sa vision de fortification du secteur, décidé de faire de l’arachide une spéculation agricole prioritaire. Le ministre a soutenu que cette bonne santé du secteur s’explique également par l’ouverture du marché, avec notamment la présence chinoise. Aujourd’hui, pour renforcer la filière, Papa Abdoulaye Seck a estimé qu’il faut favoriser la contractualisation entre huiliers et producteurs d’un côté, et de l’autre, entre producteurs et exportateurs. Pour que chaque acteur intervenant à un échelon supérieur ‘’puisse avoir’’ sa ressource. ‘’Nous ne devons plus être dans des discussions interminables. Nous devons être dans une dynamique de changement des mentalités et être en action pour transformer notre agriculture. Changeons nos attitudes et nos comportements. Croyons au fait que l’agriculture doit être le vecteur, la locomotive de notre croissance économique’’, a-t-il recommandé.

55 000 tonnes de semences certifiées pour 2017

On utilise au Sénégal 125 000 tonnes de semences. Les 75 000 tonnes constituent le circuit officiel et les 50 000 autres sont issues du marché parallèle. ‘’Lorsque nous disons que les semences ne sont pas certifiées, on doit dire de quel circuit il s’agit. Pour ce qui est du circuit officiel, ces semences sont de bonne qualité. Parce qu’avant de mettre à la disposition du monde rural ces semences, elles sont rigoureusement contrôlées’’, a défendu le ministre interpellé par des conseillers sur la qualité des semences distribuées aux paysans. Ce contrôle porte en effet sur la dureté variétale, le rendement semence, la faculté germinative, etc. Donc, ‘’il est impossible’’, pour lui, avec le circuit officiel, d’avoir des semences de ‘’mauvaise qualité’’. Le gouvernement du Sénégal injecte chaque année 5 milliards pour le capital semencier. En 2012, le pays était à 6 000 tonnes de semences certifiées et 69 000 T de semences égrenées. ‘’Pour cette campagne, nous serons à 55 000 T de semences certifiées et 20 000 T pour celles égrenées. Notre ambition, c’est de tout faire pour supprimer les semences égrenées. Parce que celles certifiées nous permettent d’avoir une augmentation de rendement’’, a annoncé le ministre.

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