Révision de la loi Latif Guèye - Retour de la peine de mort - Le plaidoyer des députés Seynabou Wade et Ibrahima Lo - Ligne Directe, site d'informations
Home Actualités Révision de la loi Latif Guèye – Retour de la peine de...

Seynabou Wade

 

A près s’être réjouie de la révision de la loi sur le vote de bétail au Sénégal, la députée Seynabou Wade a interpellé hier, lors de la plénière, le ministre de la Justice sur la loi Latif Guèye statuant sur le trafic de drogue. “Latif Guèye avait proposé cette loi pour protéger les populations et pas pour mettre tous les jeunes en prison. Ceux qui font l’objet de cette loi ne sont pas dans les prisons. Il faut qu’on revoie cette loi. Nous devons en parler en tant que députés parce que c’est nous qui l’avions votée”, a-t-elle défendu. Selon la parlementaire de Bokk Gis Gis, il y a beaucoup de jeunes qui sont en prison à cause de cette loi. “Or, aujourd’hui, les prisons ne sont plus des lieux de correction, mais de dépravation. Donc, il est aujourd’hui nécessaire de revoir la loi Latif Guèye”, a-t-elle ajouté. Pour sa part, Me Sidiki Kaba a souligné que la loi Latif Guèye “n’a jamais été quelque chose de facile”. “C’est une loi que le ministre de l’Intérieur a apportée ici, à l’Assemblée. Mais nous sommes en discussion pour essayer d’amener l’apport technique qui va nous amener à changer certains aspects”, a-t-il expliqué. Selon le Garde des Sceaux, le problème auquel le Sénégal est toujours confronté est celui du trafic international.

“Parce qu’il faut quand même dire qu’à l’heure actuelle, beaucoup de choses se passent à Dakar, à partir d’ici, vers l’Europe ou l’Amérique latine. Il faut que nous veillions à ça. Parce que cela met en danger nos propres enfants, leur santé et par conséquent, celle de nos populations de façon générale”, a-t-il reconnu. Toutefois, le ministre de la justice a fait savoir que toutes les dispositions sont prises par les juges, pour atténuer les peines pour les jeunes. “Lorsque des jeunes, à un certain moment, se sont laissés aller et qu’ils ont eu à fumer du chanvre indien, la loi s’applique de façon clémente pour leur donner une seconde chance. Mais une application bien correcte de cette loi se fait et ce sont des statistiques que nous avons pu vérifier”, a-t-il précisé. C’est ainsi que le ministre a confirmé que le père des cinq enfants qui ont péri dans un incendie ce mercredi aux Parcelles Assainies a bénéficié “d’une permission spéciale” pour être avec sa famille afin de participer aux funérailles de ses enfants. M. Dias était en effet en détention préventive à la Maison d’arrêt et de correction de Thiès, pour une affaire de “détention de chanvre indien”. Mais, au-delà de cette loi, le député Ibrahima Lo, lui, a jugé nécessaire de statuer sur la peine de mort. “Il est impossible de ne pas faire revenir la peine de mort au Sénégal. Parce que les innocents sont volés et tués, et les coupables sont souvent condamnés à un an de prison. A leur sortie, ils vaquent tranquillement à leurs occupations et narguent les familles de leurs victimes sans même s’inquiéter. Donc, la peine de mort est une nécessité pour notre pays”, a-t-il affirmé.

Repondre