Risques de famine pour 425 000 sénégalais - L’Etat prend les devants avec 4 milliards de F CFA - Ligne Directe, site d'informations
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Seydou Guèye 2

 

Une enveloppe de 4,291 milliards de francs CFA sera décaissée pour prévenir la famine dans 6 départements à travers le Sénégal. L’annonce a été faite hier, par le Porte-parole du gouvernement, Seydou Guèye, à la sortie d’un conseil interministériel sur la sécurité alimentaire.

 

Le gouvernement et ses partenaires techniques et financiers se sont réunis hier, en conseil interministériel, afin d’adopter un plan d’urgence à mettre en œuvre dans six départements qui ont été identifiés comme des zones à risques. ‘’De façon constante, les six départements à risques, c’est Bambey, Malèm Hodar, Matam, Kanel, Goudiry et le département de Tambacounda. Il s’agit 425 000 personnes qui sont à peu près concernées. Soit, sur une moyenne de 10 personnes par ménages. Au total, 42 000 foyers sont touchés’’, a précisé le Porte-parole du gouvernement, Seydou Guèye, à la sortie de la réunion. En effet, selon le ministre, le Sénégal se trouve dans une catégorie où le risque de famine ‘’est totalement conjuré’’. Le coût de l’assistance qui est déterminé pour intervenir dans les six régions en priorité, est à peu près de 4,291 milliards de francs CFA, renseigne le Porte-parole. ‘’La distribution des vivres, après le ciblage, va porter sur 15 kg de riz par personnes, sur une période de trois mois. Celle-ci va démarrer pendant la période de soudure, c’est-à-dire de juin à août’’, précise-t-il.

Dans le cadre de la malnutrition, la cellule va intervenir en essayant de faire deux dépistages, dans les 6 zones, pour produire 2 types d’actions. D’abord, en apportant les compléments alimentaires nécessaires.  ‘’Et la deuxième, si les situations l’exigent, les transférer vers les services de santé pour un suivi efficace de l’enfant. Puisqu’effectivement, les enfants peuvent être concernés et ils ont des besoins spécifiques’’, souligne Seydou Guèye. Qui déclare que le niveau de production du pays permet ‘’d’être tranquilles’’. Même si la responsabilité du gouvernement, ‘’c’est d’anticiper et de travailler de façon préventive’’ à la gestion des situations difficiles. ‘’Dans ces six départements, il ne s’agit pas de crise, mais de situation de vulnérabilité qui pourrait évoluer vers des situations à risques. Le dispositif de ce plan d’actions à pour objet de conjurer ce risque’’, fait-il savoir. Tout en précisant que ‘’le Sénégal n’est pas en situation de famine. Il y a des poches de vulnérabilité’’.

‘’Opération de sauvegarde du bétail’’

Le deuxième point de la réunion a porté, selon le Porte-parole du gouvernement, sur la mobilisation de ressources nécessaires, pour une ‘’mise en œuvre efficace’’ du plan d’actions en vue d’une prise en charge des hommes et du bétail. A ce propos, le porte-parole du gouvernement précise que ‘’dans le cadre de ses relations avec les partenaires du développement, le pays est sorti, depuis 2 ou 3 ans, du groupe humanitaire’’. ‘’C’est celui, poursuit-il, qui était sous surveillance par le système des Nations unies et qui était appuyé face à des risques de famine ou autre’’. En effet, les partenaires consacrent  leurs efforts et leurs soutiens aux politiques de développement telles que les bourses de sécurité familiale. Qui ont permis de prendre en charge au moins 300 000 ménages, avec un budget de près 30 milliards de francs CFA. ‘’Le 2ème élément qui devrait nous réconforter, c’est le profil des récoltes. La production céréalière sur la dernière période se chiffre à plus de 2 millions de tonnes. Toutefois, sur l’arachide, il y a eu une petite baisse d’à peu près 5% par rapport à l’année précédente. Des situations comme ça conduisent à des alertes’’, dit-il.

Dans le même sillage de la lutte contre la famine, le gouvernement n’oublie pas le secteur de l’élevage. Il est concerné par une opération de pérennisation des ressources, en approvisionnant le cheptel en aliments de bétail. ‘’C’est l’opération de sauvegarde du bétail dont une instruction m’a été donnée pour finaliser l’étude afin d’ajuster le montant reçu pour un déclenchement, dans trois semaines au maximum’’, indique Seydou Guèye. Cette opération va porter sur deux types de prestation : la vente subventionnée d’aliments de bétail et la distribution d’antiparasitaires pour garder un profil physiologique de qualité.

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